Proposition de loi sur l'euthanasie - Une menace pour les malades et un contresens pour les soignants
Cher(e)s adhérent(e)s,
L'heure est grave : la commission des Affaires Sociales du Sénat a inscrit à l’ordre du jour du Sénat le 25 janvier une proposition de loi relative à
l’assistance médicalisée pour mourir. A quelques jours de ce débat au Sénat, tout semble indiquer que le vote serait favorable à une légalisation de
l'euthanasie.
Cette proposition de loi est à ce point ignorante des réalités médicales, psychologiques, économiques du terrain qu'elle en est inquiétante.
L'inscription d'une euthanasie au titre d'une mort naturelle, la formation des professionnels de santé à l'assistance médicalisée pour mourir, la
possibilité de réaliser sans délai une euthanasie sur demande du patient sont autant de mesures que la possibilité de faire valoir notre clause de
conscience individuelle ne saurait satisfaire.
La SFAP désapprouve cette proposition de loi qui est une menace pour les malades, particulièrement les plus vulnérables, est en opposition avec
l’éthique et la mission des médecins et des soignants. Elle fragilise le système légal actuellement en place et le développement des soins
palliatifs.
La SFAP a réagit :
- en écrivant à tous les sénateurs,
- en étant auditionnée à la commission des affaires sociales,
- en étant à l’initiative avec la SFAR, le collectif Plus Digne La Vie et le CREFAV d’un sondage Opinion Way en janvier 2011
– en saisissant le Conseil National de l’Ordre des Médecins.
(Voir PJ et documents sur le site en cliquant ici )
Plus de 13000 personnes dont 9500 acteurs de santé nous ont rejoins dans le plaidoyer de la fin de vie pour le dire avec nous. Incitez votre entourage à
en faire autant www.sfap.org.
Le sondage récent auprès de 1015 personnes (sondage OW janvier 2008) confirme que 60% des Français préfèrent le développement des soins
palliatifs à la légalisation de l’euthanasie, 52% soulignent l’existence de risques de dérives liées à la légalisation de l’euthanasie et 68% ne savent
pas qu’il existe actuellement en France une loi interdisant l’acharnement thérapeutique.
La censure qui a marqué la communication de l’audition de la commission des Affaires Sociales et du sondage que nous venons de réaliser montre à quel
point l''information réfléchie et nuancée fait peur : à nous de la diffuser autrement, plus largement.
Nous souhaitons avant tout l’accès aux soins palliatifs pour toute personne dont l’état le requiert, la diffusion et l’application de la loi du 22 avril
2005, loi novatrice, unique au monde et suscitant l’intérêt des pays en cours de réflexion sur le sujet, comme l’a montré un symposium organisé
récemment par le Conseil de l’Europe. Evaluons cette loi et poursuivons les recherches dans ce domaine avant de légiférer à nouveau.
Chaque adhérent est invité à se mobiliser. Il est temps de briser la fausse unanimité qui masque une réelle réflexion chez nos concitoyens et
représentants. La peur est la cible qu'il nous convient d'atteindre pour rétablir une réflexion démocratique.
Nous vous sollicitons pour :
- Signer le manifeste de Plus Digne La Vie pour unir nos voix dans un
collectif de la société civile http://www.plusdignelavie.com/manifeste.html
- de rencontrer et alerter tous ceux de votre entourage qui peuvent encore avoir une influence : responsables locaux, régionaux, sénateurs.
Avec mon entier dévouement.
Anne Richard
Présidente
A votre disposition :
- Télécharger la Lettre ouverte envoyée aux sénateurs signataires le 11 janvier 2011
- Télécharger la Lettre envoyée à tous les sénateurs le 20 janvier 2011
- Télécharger l'analyse et les propositions de la SFAP
- Télécharger le communiqué de presse sur la proposition de loi sur l'euthanasie
