|
Communiqué de presse du 26 septembre 2003 - Situation de santé de M. Vincent Humbert |
|
|
Paris, le 26 septembre 2003
La SFAP (Société française d'accompagnement et de soins palliatifs) rappelle qu'une demande d'euthanasie est d'abord l'expression d'une détresse humaine considérable face à la maladie grave et à la mort. Cette demande doit être entendue et prise en compte dans une démarche d'attention, de soins et d'accompagnement. Elle ne peut pas être résolue par un texte législatif.
En ce qui concerne Vincent Humbert, la SFAP estime qu'il était nécessaire de s'interroger en équipe sur la pertinence de poursuivre la réanimation chez quelqu'un qui, depuis plusieurs mois, avait exprimé de façon constante le désir de mourir ; comme toute personne dans une telle situation, il nous semble que Vincent Humbert pouvait bénéficier de l'abstention de thérapeutiques éraisonnables (aussi appelée refus d'acharnement thérapeutique).
Le décès de Vincent Humbert s'inscrit donc dans une logique de renoncement thérapeutique, en cohérence avec les conclusions publiées en 2002 par la Société de Réanimation de Langue Française sur les limitations et arrêts de traitement.
La SFAP est prête à participer à toute initiative favorisant la réflexion ou la concertation autour de la question de l'euthanasie.
Pour la SFAP : Dr Régis Aubry, Président.
SFAP : Société Française d'Accompagnement et de soins Pallaiatifs, 106, avenue Emile Zola, 75015 Paris
|