avec le soutien de la Fondation de France

Rechercher


 INFORMATIONS sur le CONGRES NATIONAL de la SFAP
Le prochain congrès aura lieu les 19, 20 et 21 juin 2008 à Nantes

Pour consulter toutes les informations sur le Congrès
y compris le programme détaillé des ateliers découvertes,
cliquer ici
Inscrivez-vous dès maintenant aux soirées grand public en cliquant ici
Inscrivez-vous au congrès directement en ligne et bénéficiez d'une réduction de 20 euros, cliquez-ici   
 
Accueil arrow Formation arrow Enjeux de la formation
Les enjeux de la formation Version imprimable

Les enjeux de la formation aux soins palliatifs et à l’accompagnement


Deux lois – celle du 9 Juin 1999 visant à garantir le droit d’accès aux soins palliatifs et celle du 22 avril 2005 relative à la fin de vie et aux droits des malades – visent à promouvoir les soins palliatifs et l’accompagnement. Leur développement se traduit par deux objectifs concomitants : accroître l’offre de soins pour mieux répondre aux besoins quantitatifs et qualitatifs ; favoriser l’essor d’une culture de l’accompagnement.

Or ces deux enjeux en appellent inévitablement un troisième dont ils dépendent : la formation. Car l’amélioration de la prise en charge globale des personnes nécessite :

  • la mise en place d’une dynamique participative des équipes de soins, qu’elles exercent au sein d’un même service ou de façon transversale, dans un rôle d’expertise,
  • une modification du savoir, du savoir être et du savoir-faire des différents soignants dans la prise en compte des symptômes, mais aussi dans l’écoute et l’accompagnement.
Ces changements passent notamment par la formation, initiale ou continue, à partir de méthodes interactives et, autant que possible, multidisciplinaires,

Une formation pensée comme questionnement de la pratique du soin

L’harmonisation européenne des formations supérieures est une opportunité qui nous est donnée pour repenser la formation des soignants, entre parcours communs et parcours spécifiques. La multidisciplinarité ouvre aussi des perspectives nouvelles, sans toutefois négliger certains écueils pédagogiques liés à l’hétérogénéité des publics ; quoi qu’il en soit, les temps de croisement et d’échange seront autant d’occasions données pour apprendre à travailler autrement : car interroger ses représentations, partager les savoirs en sciences humaines, aborder de concert des questions éthiques complexes, saisir la multiplicité des enjeux politiques et économiques de la santé, aborder ensemble les questions de communication, de gestion d’équipe… autant de ferments qui nourrissent une dynamique participative des équipes de soins, qu’elles exercent au sein d’un même service ou de façon transversale, dans un rôle d’expertise.

Force est de constater qu’il est impossible et illusoire de tout savoir sur tout. En outre, les nouvelles technologies de l’information et de la communication modifient notre rapport à la connaissance. Enfin la recherche clinique et thérapeutique fait évoluer nos modes d’action. Par conséquent, la formation doit être conçue et revendiquée comme un facteur d’interdépendance et d’enrichissement mutuel entre les soignants. Au-delà de l’avancée que représente un diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) de médecine de la douleur - médecine palliative, au-delà des diplômes universitaires ou inter-universitaires (DU & DIU) de soins palliatifs, il faut songer à une réforme en profondeur de la formation des acteurs de santé. Et dans cette logique, pour des raisons de reconnaissance et donc de moyens, il est également important que soit créé un statut universitaire dans le champ de la médecine palliative.

Comme le souligne le Dr Véronique Blanchet dans l’article ci-dessous : « Il est paradoxal de créer un enseignement spécifique de la douleur et des soins palliatifs alors que cela fait partie intégrante de la médecine. (…) Il est paradoxal d'avoir à apprendre à écouter et à entendre le malade, à le considérer non seulement comme objet de soins mais aussi comme sujet désirant et autonome, capable de décider pour lui-même ce qui est bon. Il est paradoxal d'avoir à réapprendre à soigner les malades en fin de vie, à être présent au moment de la mort de l'autre. Paradoxe de notre société qui fait des lois pour définir les droits du malade, pour préciser son droit à l'information, son droit à être soulagé de la douleur et à être accompagné par des professionnels de la santé et des bénévoles. »

Pourtant, la science et la technique ont bien pris une place souvent prépondérante dans la relation soigné-soignant. A cela viennent s’ajouter les comportements de « consommation de soins » et le phénomène de judiciarisation. Dans ce cadre, si tant est qu’on évite les excès normatifs, la formation est un moyen de redonner du sens au soin en général et à la médecine, en particulier. Elle est un gage de réflexion sur la place de la personne malade dans notre société et nos responsabilités respectives sur l.

A votre disposition : (document téléchargeable sous format pdf)

 

En savoir plus sur la formation en soins palliatifs et à l’accompagnement :

 

 

 

Revenir en haut de page

Vous souhaitez :
Nous contacter/témoigner
Nous soutenir
Adhérer à la SFAP
Devenir bénévole

Espace Plaidoyer
Plaidoyer sur la fin de la vie
Signer le plaidoyer en ligne
Liste des signataires

Espace Presse
Contact presse
Le débat dans la presse
La SFAP dans la presse

Connexion Adhérents





Mot de passe oublié ?