Résumé scientifique

PREVAL-S2P :
Prévalence des sédations profondes en phase palliative terminale

  • Rationnel

La réalisation d’une sédation au cours d’une prise en charge palliative est un moment sensible du fait de la complexité des pratiques et des multiples indications. Une amélioration des pratiques sédatives est nécessaire face aux questionnements cliniques, thérapeutiques, éthiques, juridiques, déontologiques et sociétaux qu’elles suscitent. Pour autant, les pratiques sédatives en phase palliative terminale et en particulier celles profondes d’emblée ont été peu étudiées en France. Il n’existe pas de données sur leur prévalence.

  • Typologie de la recherche

Étude nationale et multicentrique, transversale à jour donné, répétée dans le temps.

  • Promoteur et investigateur principal

Pr BURUCOA Benoît, Service d’accompagnement et de médecine palliative, CHU de Bordeaux

  • Objectifs

L'objectif principal de cette recherche est d'estimer la prévalence des sédations profondes d'emblée chez les patients en phase palliative terminale dans les structures spécialisées de soins palliatifs et les établissements d’HAD en France. Les objectifs secondaires sont d'estimer la prévalence de ces sédations par type de structures de SP en France ainsi que d’étudier leur indications et modalités de mise en œuvre.

  • Méthodologie

C’est une étude observationnelle, transversale à jour donné.
Le critère de jugement principal est la proportion de patients recevant une sédation profonde d'emblée (en cours ou débutant le jour de l’étude), c’est-à-dire avec un score de vigilance RASS de -4 ou -5 (ou équivalent clinique) dès la phase d’initiation, parmi les patients en phase palliative terminale de l'ensemble des structures de SP participantes.
L'intégralité des USP, EMSP, réseaux, LISP, et l'ensemble des HAD seront sollicités. Dans chaque centre, l'inclusion et le recueil des données seront réalisés à 3 jours donnés et à un mois d’intervalle.

  • Critères d’éligibilité

Les patients majeurs, en situation palliative terminale, suivi par une structure spécialisée de SP, sous sédation profonde d’emblée.

  • Retombées cliniques attendues

Cette étude va dans le sens des besoins de recherche déjà identifiés en la matière par la SFAP et renforcés à la suite de la Loi Claeys-Leonetti. Ces résultats alimenteront le travail en cours de la SFAP pour de nouvelles recommandations françaises qui aideront à l'harmonisation et à la sécurisation des pratiques. Sur le plan international, ces données ouvriront des possibilités de comparaison des pratiques françaises avec celles déjà décrites en Europe et dans le monde.

Très cordiales salutations,

Pr BURUCOA Benoît
Service d’accompagnement et de médecine palliative
Hôpital Saint André, CHU de Bordeaux

Fichiers: